Melfi

On atteste que, sur le territoire de Melfi, les établissements remontent à l’ère néolithique, sur la plaine du Basso Melfese, le long du fleuve Ofanto. Aux pieds du Mont Vulture, la ville de Melfi, déjà centre préromain, n’acquit de l’importance qu’au Moyen-Âge: capitale des Normands du sud avant Palermo, elle s’opposa aux Byzantins puis fut saccagée par Frédéric Barbe Rousse avant d’être fidèle à la famille suève. Successivement, elle devint le fief des Orange et des Doria ainsi qu’un centre commercial florissant. Très intéressants, l’acropole d’époque daunien (VIIIème-Vème siècle avant J.C.) avec nécropole et une autre nécropole samnite (IVème siècle avant J.C.) sur la même aire que la précédente mais avec deux nécropoles sur les collines Cappuccini et Valleverde découvertes sur le site actuel de la ville. Des pièces archéologiques concernant ces périodes sont conservées au château, au Museo Archeologico Melfese avec des matériels de différentes provenances et le sarcophage d’origine asiatique de Rapolla, du IIème siècle. L’histoire urbaine de Melfi s’articule autour et en rapport avec le château, lequel domine le village muré où vivaient les colons, les artisans et les militaires au service du château. Il s’agit de l’un des plus beaux et des plus importants châteaux de l’ancien règne de Naples et surgit de la roche, majestueux, au sommet de la colline, à 531 mètres au-dessus du niveau de la mer. Agrandit par Frédéric II de Souabe qui y fit construire la tour de Marcangione, c’est-à-dire le nom du brigand qui y fut enfermé au XVIIème siècle, de même que la citerne dans la cour arrière, l’empereur y promulga, en 1231, les Costitutiones Augustales, destinées à réguler le droit féodal, premier exemple organique de lois écrites au contenu pénal et civil. D’intérêt remarquable, le Dôme, érigé par Guglielmo il Malo en 1153, puis reconstruit après le tremblement de terre de 1564 en style baroque. Parmi les oeuvres présentes, un remarquable crucifix en bois.